Les citoyens doivent-ils être blessés pour que les entreprises du Nouveau-Brunswick puissent survivre?

Les citoyens doivent-ils être blessés pour que les entreprises du Nouveau-Brunswick puissent survivre? Bien sûr que non. Alors, pourquoi est-ce le cas pour la foresterie?

Au début de ce blog nous avons discuté le besoin de changements pour l’Acte des Terres de la Couronne et Forêts, comment les gouvernements ont détruit l’essence ce celle-ci résultant en faveur des compagnies forestières et moulin seulement.

75-augmente.png

Une étude révisée par CIBC World Markets démontre que les néo-brunswickois perdent environ $100 millions par année en raison de la mauvaise gérance; de l’argent qui pourrait être placé dans des programmes sociaux, infrastructures comme des ponts, des routes ou même contre la dette provinciale.  En fin de compte, le groupe qui est perdant dans tout cela sont les propriétaires privés qui sont incapables d’avoir un prix juste pour leur bois et continuent à essayer de faire compétition contre leur propre gouvernement qui donne le bois des terre de la couronne aux moulins à un prix plus bas que la valeur du marché.

Un peu de math: Les citoyens doivent-ils être blessés pour que les entreprises du Nouveau-Brunswick puissent survivre?

D’un côté nous avons le gouvernement et les contribuables qui perdent des millions de dollars à cause d’une mauvaise gérance des Terres de la Couronne, de l’argent que nous ne pouvons pas nous permettre de perdre.  Est-ce que les compagnies forestières qui ont accès à ce bois à valeur inférieur au marché ont besoin de cette entente pour survivre? Non.

Faisons un peu de mathématique : Ça prend environ 2 tonne de bois de pâte pour produire 1 tonne de pâte… cette pâte, la fibre utilisée pour faire le papier, est vendu aux États-Unis pour $1200 la tonne ou environ $1600 Canadien.  Alors c’est 2 tonnes de bois de pâte pour $1600.

Les compagnies peuvent s’en sortir en raison de l’accord avec le gouvernement pour accéder aux terres de la couronne, alors ils n’ont pas besoin d’autant de bois des terres privées qu’ils payent à un prix minime.

Le propriétaire privé de ce bois reçoit environ $85 pour 2 tonnes de bois de pâte.  Ajoutons $115 pour l’électricité pour le passer au moulin qui est maintenant $200 Can pour la production plus le salaire au moulin et le transport, et le profit est assez gros.

Les temps étaient plus durs. Plus maintenant.

Plusieurs années passées, quand le bois de pâte était vendu à $700 US la tonne (environ $900 CAN), l’industrie s’inquiétait de son avenir.  Même si le prix a bondit à $1600, le montant reçu par les propriétaires privés est resté pareil. Pensez-y, le prix de vente des compagnies monte de près de 75%, mais leur prix d’achat de bois des propriétaires privés ne bouge pas du tout.

Regardons au bois de colombage et de sciage qui sont utilisés pour faire du bois d’œuvre.  Le prix de celui-ci a augmenté considérablement. Dans d’autres régions, Nouvelle-Ecosse par exemple, les moulins paient environ 30% de plus aux propriétaires privés pour le bois, mais au Nouveau-Brunswick, aucune augmentation.

Partage de la fortune? Mais les compagnies peuvent s’en sortir en raison de l’accord avec le gouvernement pour accéder aux terres de la couronne, alors ils n’ont pas besoin d’autant de bois des terres privées qu’ils payent à un prix minime.

Le problème?

Nous avons un Acte de Terre de la Couronne et Forêt qui nous nuit tous à l’exception des compagnies forestières.

Il est grand temps de faire une nouvelle Acte pour servir tous les néo-brunswickois.  Nous ne pouvons pas continuer de fonctionner en perte de $100 millions par année et les compagnies forestières n’ont pas besoin tout cet accès aux terres de la couronne pour être rentable.  Elles peuvent et devraient payer un prix juste pour le bois des terres privées, mais elles ne le font pas, car elles ne sont pas dans l’obligation de le faire. Le paiement juste aux propriétaires privés et aux communautés rurales est seulement une partie des bénéfices dont une nouvelle Acte pourrait représenter.

Une nouvelle Acte qui concentre sur une forêt diversifiée serait digne d’un nombre d’initiatives économiques à partir du tourisme, chasse et pêche jusqu’aux industries de sirop d’érable et l’utilisation du bois de haute gamme.  Voilà ce qui rendrait le Nouveau-Brunswick plus prospère.

Lorsque les candidats politiques viendront chercher vos votes, demandez leur position sur les Terre de la Couronne et dites-leur que vous exigez des changements.

Merci de votre écoute.

Rick Doucett

Président, Fédération des Propriétaires des Lot Boisés Privés du Nouveau-Brunswick