Les propriétaire de lots boisés privés : Le groupe plus injustement traiter au Nouveau-Brunswick ?

Pendant les années 1960 et 1970, les propriétaires de lots boisés se sont battus avec acharnement pour la mise en place d’offices de commercialisation, puisqu’ils réalisaient que sans ceux-ci, ils n’avaient aucune chance d’obtenir un prix juste pour leur bois, puisque que les grandes compagnies forestières détenaient tout le contrôle.

 Richard Hatfield

Richard Hatfield

Ceci a mené à la mise en place d’offices de commercialisation à travers la province.  Peu après, dans les années 1980, le gouvernement Progressiste-conservateur de Richard Hatfield a adopté la Loi sur les terres et forêts de la Couronne.  Cette loi exige que le bois provenant des propriétaires de lots privés soit la source primaire d’approvisionnement, ce qui signifiait que les moulins n’avaient accès au bois des terres de la Couronne que comme source secondaire.

Cela était excellent pour le Nouveau-Brunswick rural, ainsi que pour les propriétaires de lots privés, puisque, par l’entremise des offices de commercialisation, les propriétaires de petits lots boisés avaient autant de possibilités de vendre leur bois que les plus grands joueurs, et tout ça à un prix juste, tel que négocié par les offices de commercialisation.  Il s’agissait de règles du jeu équitables pour tous.

Les changements apportés par le gouvernement sont au désavantage des  propriétaires de lots boisés

 Frank McKenna

Frank McKenna

Mais les compagnies forestières, avec JD Irving en tête, ont fait du lobbying pour obtenir plus de contrôle.  Par conséquent, dans les années 1990, le gouvernement Libéral de Frank McKenna a assoupli les règles pour dire que les moulins doivent d’abord acheter leur bois des lots privés et pouvaient seulement après cela avoir accès au bois des terres de la Couronne.

Ce fut le premier poinçon dans le dos des propriétaires de lots boisés privés.  Et les choses ont ensuite empirées.

Le gouvernement McKenna est allé plus loin et a modifié la loi pour permettre aux compagnies forestières d’acheter du bois directement des propriétaires de lots boisés.  Cette possibilité de contourner les offices de commercialisation et d’acheter directement des propriétaires de lots privés a donné un avantage injuste aux compagnies forestières sur les propriétaires de lots privés. Plusieurs ont réalisé qu’ils n’avaient pas vraiment de choix car ils avaient besoin de revenus, et par conséquent ils ont signé des contrats qui leur rapportaient en moyenne 15% demoins que ce qu’ils recevaient précédemment, lorsque les offices de commercialisation négociaient pour eux.

La situation s’est dégradée à nouveau en 2014 quand le gouvernement Progressiste-conservateur de David Alward a accordé à JDI et à d’autres encore plus d’accès au bois des terres de la Couronne, amoindrissant davantage les mesures incitatives d’acheter du bois privé, refoulant encore davantage les propriétaires de lots privés sous la barre.

 David Alward

David Alward

Les propriétaires de lots privés mènent une bataille pour remonter la pente

Le résultat de ces concessions gouvernementales aux frais des propriétaires de lots boisés fait que ces compagnies, notamment JDI, main aussi AV Nackawic, démontrent très peu d’intérêt pour des affaires avec les offices de commercialisation, choisissant plutôt des contrats privés avec les propriétaires de lots boisés, un par un.  Et comme l’accès aux approvisionnements de bois des terres de la Couronne est à leur disposition, ces négociations sont maintenant plus disproportionnées que jamais auparavant, car les compagnies détiennent toutes les cartes maîtresses.

Le résultat est, qu’en moyenne, les propriétaires de lots boisés sont payés les mêmes montants qu’ils recevaient en 1990, et pour rendre les choses encore plus difficiles, avec un meilleur accès aux terres de la Couronne, les compagnies forestières achètent moins de bois des propriétaires de lots boisés. Pour les propriétaires de lots boisés, c’est un double coup de pertes.

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Quel serait l’état de santé de votre entreprise (ou foyer) en 2018 si vous touchiez le même revenu qu’en 1990 ?

C’est une bien mauvaise situation, qui s’empire encore parce que le gouvernement Libéral actuel de Brian Gallant refuse d’intervenir pour rétablir l’ordre.

Néanmoins, nous n’abandonnons pas.  Mais nous avons besoin de votre aide.  Nous savons que si suffisamment de citoyens et citoyennes comprennent ce qui se passe chez nous, que nous devons concurrencer avec les terres de la Couronne sous le contrôle de notre propre gouvernement, que votre sens de justice pourrait vous amener à nous aider en vous exprimant à ce sujet.  Si suffisamment de gens disent à leurs politiciens que les propriétaires de lots boisés sont des citoyens et citoyennes du Nouveau-Brunswick et méritent mieux de la part de leur gouvernement, peut-être que des changements pourraient s’ensuivre.

Il faut réaliser que ce ne sont pas uniquement les 42 000 propriétaires de lots boisés qui sont touchés.  Cette situation à un impact économique dévastateur sur une grande partie du Nouveau-Brunswick rural.

Donc, veuillez nous aider à rendre vos amis néo-brunswickois conscients de ce qui frappe les propriétaires de lots boisés privés en partageant ce blogue avec les gens avec qui vous entretenez des liens en ligne et, naturellement, en mentionnant cela quand vous échanger verbalement avec des amis.

Aussi, prière de considerer de vous inscrire à ce blogue et de nous joindre sur les réseaux sociaux.  Nous partagerons plus de renseignements sur la façon injuste dont les propriétaires de lots boisés privés du Nouveau-Brunswick sont traités.  En devenant conscient, et en nous aidant à passer le message, vous vous joindrez à un effort qui, nous l’espérons, apportera des changements positifs.  Voilà quelque chose dont vous pouvez être fiers.

Merci

Rick Doucett
Président, New Brunswick Federation of Woodlot Owners